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L'Histoire de L'Institut Chimique

Deux siècles de chimie à l’Ecole Vétérinaire de Hanovre - 100 ans au Bischofsholer Damm

écrit par Alfons Schöberl, Gerhard G. Habermehl et Waldemar Ternes

 

 

Les cours de chimie, qui se déroulaient alors dans l’ancienne enceinte de l’Ecole Vétérinaire au Clever Tor, sont déjà évoqués dans les rapports annuels de l‘« Ecole royale de médecine équine » de l’an 1802. L’Ecole Vétérinaire de Hanovre (alors appelée « Ecole royale de médecine équine ») fut le premier établissement d’enseignement supérieur de Hanovre à proposer des cours de chimie.

 

Dans son livre Historisch-topographisch-statistische Beschreibung der königlichen Residenzstadt Hannover (Description historique-topographique-statistique de la ville résidentielle royale de Hanovre) (Librairie de Cour de Hahn , Hanovre , 1829, page 278), B.C.v. Spilcker décrit ainsi le déroulement des cours à l’Ecole de médecine animale:
« Sont enseignées pendant une année scolaire: la connaissance de la physiologie du cheval en liaison avec son état de santé et son aptitude à effectuer certaines tâches, l’anatomie du pied du cheval sain ou malade et la ferrure à appliquer dans chaque cas, les sciences naturelles, la chimie et la botanique, l’obstétriqueet enfin l’anatomie combinée à physiologie. »

 

Le premier professeur à enseigner la chimie comme matière à part entière fut Ulrich Friedrich HAUSMANN, né en 1776. Il entra à l’« Ecole royale de médecine équine » en 1794 (à l’âge de 18 ans) en tant qu’élève, puis partit à Berlin pour faire des études à l’Ecole Vétérinaire de Berlin, où il suivit entre autres des cours de physique et de chimie. Il finit ses études à Berlin en 1798 et accepta une place de vétérinaire à la cour de Weimar. On lui proposa un poste de second professeur à Hanovre en 1801 et il partit en 1802 pour un semestre à Göttingen afin d’y suivre entre autre des cours de chimie. Il commença ensuite à enseigner la chimie, mais dut fuir en Angleterre dès 1803 lors de l’entrée des troupes françaises à Hanovre.

 

Ce n’est qu’en automne 1814, après la fin de l’occupation de Hanovre par les français, que Hausmann revint à Hanovre, à l’école alors nommée l’« Ecole royale de médecine équine » où il reprit entre autres l’enseignement de la chimie. Friedrich GÜNTHER (né en 1793), qui avait été élève à l’« Ecole royale de médecine équine » de Hanovre de 1816 à 1818, devint lui aussi professeur. Il enseigna la chimie à partir de Pâques 1820 parallèlement à l’anatomie et à la botanique. En 1847, son fils Karl GÜNTHER prit en charge l’enseignement de la chimie entre autres matières.

Carl Begemann

Jusqu’alors, les professeurs de chimie étaient tous des vétérinaires qui avaient approfondi leurs connaissances en ce domaine par des études dans d’autres universités, mais, en 1848/49, le pharmacien Karl BEGEMANN (né en 1815) devint professeur de physique, histoire naturelle et « préparation de médicaments ». Begemann avait fait des études de pharmacie en 1841/42 à Göttingen, où il avait pu assister aux cours du génial chimiste Wöhler. Il reçu le titre de professeur en 1876. On lui doit aussi l’amélioration de la pharmacie de l’Ecole: il la prit en charge à son propre compte en 1853. La chimie organique fut instaurée en tant que nouvelle matière en janvier 1871. A partir de 1875, les cours de physique et de chimie furent tenus dans le polytechnicum (les locaux de l’université actuelle) et Begemann tint encore un cours de chimie de la médecine.

Friedrich HEEREN

Dans ce polytechnicum, ce fut Friedrich HEEREN (1803-1885), qui avait passé son doctorat à Göttingen en 1825, qui se chargea de l’enseignement de la chimie pour les vétérinaires. Heeren était depuis 1831 second professeur dans les domaines technologiques et chimiquesau polytechnicum. Il enseignait aussi bien la physique et la minéralogie (jusqu’en 1853) que la chimie pratique (jusqu’en 1858, travaux en laboratoire et chimie analytique) et la chimie théorique de 1840 à 1876 (chimie anorganique, organique et technique depuis 1853). Cependant les cours de chimie furent à nouveau transférés à l’« Ecole royale de médecine équine » en 1878 et Begemann reprit la totalité des cours.

 

L’enseignement de la chimie à l’Ecole Vétérinaire de Hanovre reflète l’évolution de la chimie en Allemagne à cette époque. Les grands chimistes du début du 19ème siècle faisaient des cours magistraux mais n’enseignaient pas de manière expérimentale. En 1824 seulement, J.v. Liebig installa dans le bâtiment de garde d’une caserne de Giessen le « premier institut allemand de recherche et d’enseignement de la chimie ». En fait, Döbereiner avait déjà auparavant créé un laboratoire d’enseignement à Iéna avec l’aide de Goethe mais cette information n’était pas arrivée aux oreilles de J.v. Liebig. Pour répondre aux exigences d’une chimie expérimentale, Begemann, chargé d’installer un tel institut à l’Ecole Vétérinaire de Hanovre, visita pendant l’été 1876 les instituts de chimie de Berlin, Leipzig, Halle et Göttingen ainsi que leurs laboratoires. Le nouvel institut de chimie fut terminé en septembre 1879.

Carl ARNOLD

 

Carl ARNOLD (né le 12mars 1853 à Uffenheim, fils d’un apothicaire de la cour bavarois) commença sa carrière à notre Ecole en 1880, à l’âge de 27 ans. Une nouvelle ère commença alors, car pour la première fois un maître de conférences représentait presque uniquement le domaine de la chimie en recherche et enseignement: il fut le premier à avoir une chaire de chimie. Il dirigea les « chemische Übungen », les travaux pratiques dès le 1.5.1880 et fut engagé en temps que répétiteur de physique et chimie. Depuis 1918, les répétiteurs sont appelés « Oberassistenten », maîtres-assistants. Il avait des connaissances en pharmacie et passa en 1877 le Lehramtsexam, l’examen pour scientifiques qui l’autorisa à enseigner. C. Arnold fut l’assistant du célèbre « ordinarius » pour hygiène Max Pettenkofer et de Julius Lothar Meyer, qui participa à la création du Système Périodique des Eléments. Il passa son doctorat chez le maître de la chimie anorganique et physique Robert Wilhelm Bunsen à Heidelberg. Arnold fut d’abord répétiteur de chimie et physique et « directeur » du laboratoire de chimie. En décembre 1883, Begemann tomba gravement malade et Arnold se chargea alors des cours de chimie. Après la mort de Begemann en 1885, il devint maître de conférences en chimie, pharmacie et pharmacognosie ainsi que gérant de la pharmacie de l’Ecole Vétérinaire de Hanovre. A cette époque, il s’occupait de la construction des nouveaux laboratoires de chimie et de l’amphithéatre au Bischofsholer Damm, où l’institut de chimie fut installé en 1899. Il était directeur de l’institut de chimie et le seul maître de conférences responsable de la chimie depuis 1889.

 

D’un point de vue scientifique, Arnold travaillait à l’identification de chlorure, de sucre, d’urée, d’acide uréique, d’alcaloïdes et de phosphates dans des conditions physiologiques. Un autre domaine primordial de ses recherches étaient des produits désinfectants tels l’eau oxygénée, le formol, l’ozone, des savons de crésol et le Lysol. Il développa des procédés d’identification pour caractériser ces produits dans des préparations du commerce. Pour compléter l’énoncé de son travail scientifique, notons qu’il il fit des travaux sur les composantes du lait
, les composantes de produits alimentaires et sur l’hygiène dans les écuries. L’œuvreRepetitorium der chemie fut pendant de longues années le manuel de base pour les étudiants en médecine, médecine vétérinaire et pharmacie. Il y eut 16 éditions et il parut pour la dernière fois en 1923. Son livreAnleitung zur qualitativen, chemischen Analyse anorganischer und organischer Körper sowie zur toxikologisch-chemischen und medizinisch-chemischen Analyse (guide de l’analyse chimique qualitative de corps anorganiques et organiques ainsi que l’analyse toxicologique-chimique et médico- chimique) parut en 5 éditions. Le livre Pharmakognosie, pharmazeutisch-chemische Präparate und Rezeptierkunde (Pharmacognosie, préparations pharmaceutiques chimiques et recettes de pharmacie) eut 3 éditions. Il publia son œuvre en 3 volumesTierarzneibuch für Studierende und praktische Tierärzte (Livre de médecine animale pour étudiants et vétérinaires généralistes) avec Prof. Tereg (Professeur de physiologie). Au début, Arnold représentait à lui seul plusieurs disciplines scientifiques à partir desquelles sont apparus de nouveaux instituts de l’Ecole Vétérinaire de Hanovre. Quand ce poste fut instauré, il fut élu premier recteur de l’Ecole Vétérinaire de Hanovre mais refusa le poste à cause de son âge avancé et de ses autres obligations. Ainsi ce fut Bernard Malkmus qui devint le premier recteur de l’Ecole (1913-1915). Cependant Arnold remplaça Malkmus du 30 janvier 1915 au 1er août 1915 quand ce dernier fut appelé au front.

 

Arnold adorait l’alpinisme. Il fut l’un des membres fondateurs de la « Sektion Hannover des Deutschen Alpenvereins » et a participé à la construction de la maison de Hanovre «  Hannoverhaus » à Mallnitz (Kärnten). En remerciement pour son engagement, une montagne fut appelée « Arnoldhöhe »(2719m). C’est d’ailleurs là que l’urne contenant ses cendres fut déposée dans un mausolée.

Peter-Walter DANCKWORTT

En 1921, ce fut Peter-Walter DANCKWORTT (30.10.1876 – 30.03.1962) qui fut appelé à l’institut de chimie de l’Ecole Vétérinaire de Hanovre (Appellation officielle depuis 1887). Il devint la même année « ordinarius » pour chimie pharmaceutique à l’université de Greifswald. P.-W. Danckwortt, chimiste agroalimentaire et pharmacien, avait passé son doctorat en 1906 en tant qu’élève du Geheimrat (Conseiller privé) Ernst Beckmann, directeur du Kaiser-Wilhelm-Institut à Berlin. Il fut agrégé en « chimie pharmaceutique et agroalimentaire » à l’université de Breslau en 1912 chez Gadamer. La confiance et l’estime de ses collègues lui permirent de devenir recteur de l’Ecole Vétérinaire en 1930. Un an plus tard, il se vit offrir un poste de « Honorarprofessor » spécialisé en chimie agroalimentaire et toxicologie à l’ancien établissement d’enseignement supérieur technique de Hanovre.

 

L’œuvre scientifique de P.-W. Danckwortt est tournée vers la chimie pharmaceutique, l’étude des produits alimentaires et la toxicologie, où il s’avéra surtout être un maître des techniques d’analyse dans le cadre de l’analyse de luminescence. En 1928 il fut le premier à élargir l’utilisation de rayons U.V. dans l’analyse de produits alimentaires à l’utilisation de réactions de fluorescence. Dans la recherche et l’explication des empoisonnements d’animaux, les mérites de P.-W. Danckwortt ont largement dépassé le cadre de son Ecole. Il fut le coauteur de l’œuvre Handbuch für Lebensmittelchemie (manuel de chimie agroalimentaire) (1933). Son livre Lumineszenz-Analyse im filtrierten ultravioletten Licht (Analyse de luminescence sous lumière U.V. filtrée) parut en 1964 dans sa septième édition complétée. Le domaine de l’analyse de luminescence sera toujours associé à son nom. Danckwortt s’est impliqué pendant presque trente ans dans les domaines de la chimie pharmacologique, de l’étude des produits alimentaires et de la toxicologie à l’Ecole Vétérinaire de Hanovre et marqua l’histoire de l’institut par sa forte personnalité. Ce n’est qu’en 1950 qu’il laissa la responsabilité de la chaire dans d’autres mains, à l’âge de 74 ans.

Institut de chimie, reconstruit après la guerr
Alfons Schöberl

Alfons SCHÖBERL, ancien élève du Conseil secret du gouvernement Otto Dimroth, prit en charge la direction de l’institut et la chaire de chimie en 1950. Schöberl fut agrégé en 1934 à l’université de Würzburg et occupa une chaire de « Honorarprofessor » de chimie physiologique à l’université de Hanovre. Son engagement pour l’Ecole, son charisme et l’estime que lui portaient ses collègues lui valurent d’être élu recteur en 1962. Son domaine de recherche primordial était la chimie des combinaisons du soufre ainsi que les protéines et enzymes. Il s’intéressait surtout aux acides aminés sulfurés. Alors que ses deux prédécesseurs faisaient surtout des recherches chimico- analytiques, Schöberl se concentra sur les synthèses. On lui doit par exemple l’anesthésiant Rompun, et on peut le considérer comme l’un des pères de la permanente à froid. Ses recherches tournaient aussi autour de matières premières animales, comme le montrent ses travaux sur la coloration de la laine de mouton, la synthèse de paracaséine et son utilité dans la création de fibres protéiques. Les empoisonnements d’animaux au plomb, la localisation de celui-ci dans des organes et tissus constituèrent le thème principal des dix dernières années de sa carrière. Schöberl quitta son poste de professeur en 1971.

Peter DECKER

Peter DECKER, fils d’un chimiste venu d’Allemagne, est né le 19.04.1916 à Yalta (Crimée). Il fit ses études de chimie à Iéna (1925-1939) et à Munich (1940), puis passa son doctorat en 1942 chez H.Wieland avec une thèse sur la ptéridine. Il travailla ensuite de 1943 à 1955 à la clinique médicale de l’université de Munich. Le 01.07.1955, il devint « Oberrat » académique chez le professeur Hans Hill à l’institut de physiologie de l’Ecole Vétérinaire de Hanovre, puis il fut transféré à l’institut de chimie pour préparer le cours de chimie pour les biologistes. Il y resta jusqu’à son départ en retraite en 1981.

 

P. Decker était un scientifique avec de nombreuses idées en avance sur son époque. Ainsi, il fut probablement l’un des premiers à concevoir la création de la vie sur Terre par la théorie de la « soupe primitive ». En 1974, il reçut le prix de l’académie bavaroise des sciences « Bayerische Akademie der Wissenschaften » pour ses travaux au sujet de l’évolution des systèmes ouverts. Il fit une série de publications au sujet de la synthèse de saccharides à partir de formaldéhyde dans des conditions physiologiques. Il fut aussi actif dans d’autres domaines comme les techniques de séparation par chromatographie, surtout la chromatographie sur papier et l’analyse de constituants aromatiques et hétérocycliques de l’urine. Il découvrit en 1960 le cycle ruminohépatique de l’azote, et ses cours pour les biologistes étaient pimentés d’anecdotes intéressantes. Il mourut le 17 mai 1983 à l’âge de 68 ans.

Harald RÜSSEL

Harald RÜSSEL fut lui aussi nommé Conseiller scientifique et professeur. Ainsi 2 chaires avec leurs propres groupes de travail s’ajoutaient à une chaire de chimie. Tout ceci se produisit encore à l’époque de Schöberl.

Harald Rüssel naquit le 28.09.1928 à Leipzig et fit des études de chimie à Göttingen de 1949 à 1952. Il passa son diplôme et fit son doctorat (sur la chimie de coordination) à l’école technique de Stuttgart de 1952 à 1955. Il travailla ensuite pendant trois ans en tant que chimiste de rechercheà la Griesheim AG, puis, de 1958 à 1962 à la « Bundesanstalt für Bodenforschung » à Hanovre. C’est en 1963 qu’il commença sa carrière à l’institut de chimie de l’Ecole Vétérinaire de Hanovre en tant qu’assistant. Puis il devint: Conseiller académique, Oberrat, Conseiller scientifique ainsi que professeur et professeur d’université.

 

H. Rüssel s’intéressait aux problématiques de l’analytique élémentaire, l’analytique des résidus et l’analytique environnementale dans des matrices animales. Il passa son agrégation en « toxicologie analytique » avec une thèse sur l’analytique du plomb et l’accumulation de plomb dans le foie. Ses travaux sur l’analytique par chromatographie gazeuse de l’arsenic, des fluorures, des insecticides et des biphényles polychlorés (PCB’s) nous montrent l’étendue de son champ d’action. Un autre point fort de ses travaux analytiques fut la chromatographie à haute pression avec détection électrochimique (sulfonamide, amitrol, etc.) qui fut établie très tôt dans son département de recherche. Son œuvre principale est le livre Rückstandsanalytik von Wirkstoffen in tierischen Proben (Analyse de résidus dans des échantillons animaux) (Editeur : Georg Thieme Verlag, Stuttgart 1985). H. Rüssel partit en retraite le 1er octobre 1993.

 

Les cours de chimie jouaient un rôle important pendant les deux premiers semestres dans les études vétérinaires des années 70. Ceci avait pour but d’offrir aux étudiants les bases scientifiques et chimiques nécessaires à la compréhension des matières qui suivaient dans le cursus: biochimie, physiologie, chimie clinique, pharmacologie, toxicologie et sciences agroalimentaires tout comme les disciplines cliniques aux multiples facettes. Pour cela, on tenta de placer, grâce à des exemples choisis, les données plutôt théoriques dans un contexte pratique orienté vers la médecine vétérinaire et d’établir la meilleure corrélation possible entre les cinq heures de cours et les exercices pratiques correspondants.

 

Le successeur de Schöberl fut Gunther SEITZ, qui a été nommé titulaire de la chaire de chimie à l’Ecole Vétérinaire de Hanovre en 1972. G. Seitz, né le 8 mars 1936 à Hambourg, est issu d’une famille d’apothicaires. Après des études de pharmacie et de chimie à Marburg (1961 : diplôme de pharmacien, 1962 : diplômé en chimie), il a passé son doctorat en 1965 chez Horst Böhme (université de Marburg) puis a été agrégé en 1968 en chimie pharmaceutique et nommé Conseiller scientifique et professeur à la Phillipps-Universität Marburg en 1970.

« Photo de famille » des années 70

 

En 1977 il a été nommé titulaire d’une chaire de chimie pharmaceutique à la Philipps-Universität de Marburg, où il a succédé en octobre 1977 à son maître académique le prof.Dr.h.c.mult. H Böhme. Il y pratique toujours avec succès enseignement et recherche : en 1993, il reçut le premier prix (au niveau de l’Allemagne entière) au concours d’évaluation des cours «  Prüf den Prof » (teste le prof).

 

Le but du travail scientifique de G. Seitz est d’élargir méthodiquement la chimie pharmaceutique synthétique afin de la rendre utilisable pour la conception de nouveaux médicaments avec une meilleure pharmacodynamique et une meilleure pharmacocinétique.


Ses premiers travaux importants peuvent être regroupés sous le thème des aromates non benzoïdes: hétéroséquifulvalènes, pseudoazulènes, oxo et pseudooxocarbones. Dans ce dernier domaine, on peut même parler de réussites personnelles, surtout dans le cas de la synthèse de tétrathioquadratate.(Chem. Ber. 1979,109,2208), car il a une passion pour les molécules symétriques.

 

Le départ de Seitz marqua pour l’institut une longue période d’« interrègne », lié à des modifications du bâtiment dues aux nouvelles règles des lois de protection sanitaire. Pendant ces années, les cours furent assurés par les professeurs H.Rüssel et P.Decker. C’est à ce moment là que l’enseignement de la biologie devint un cursus à diplôme. Les cours pour biologistes furent eux aussi dispensés à l’Ecole Vétérinaire de Hanovre.

Gerhard HABERMEHL

G. HABERMEHL (né le 19.02.1931 à Seligenstadt) a été nommé titulaire de la chaire de chimie à l’Ecole Vétérinaire de Hanovre en 1980. Il était professeur de chimie organique à l’université technique de Darmstadt depuis 1970. G. Habermehl était l’élève de Clemens Schöpf, avec qui il a passé son doctorat sur les alcaloïdes de salamandres et son agrégation sur des travaux analytiques de structures radiographiées. Ses recherches tournent autour des poisons de salamandres et de grenouilles, des stéroïdes et saponines d’étoiles de mer et de concombres de mer, des pigments de bactéries, etc., dont il a élaboré une première caractérisation de la structure. Les poisons végétaux étaient un autre point principal de ses recherches, avec des études toxicologiques et la caractérisation de la structure des toxines. De plus, il a réussi à synthétiser de nombreux produits naturels. La Pumiliotoxine-C, la samandaridine, l’holothurinogénine, le spatulenol et la miotoxine sont des exemples de molécules importantes qui resteront associées au nom de Habermehl.

 

Avec ses quatre œuvres, Habermehl a réussi à atteindre un grand nombre de personnes, bien au-delà du cadre de l’Ecole Vétérinaire de Hanovre. Le livre Röntgenstrukturanalyse organischer Verbindungen (Analyse de structure de liaisons organiques au rayon X) parut en 1973. Les œuvres Gifttiere und ihre Waffen (Animaux venimeux et leurs armes) et Mitteleuropäische Giftpflanzen und ihre Wirkstoffe (Plantes toxiques d’Europe centrale et leurs agents actifs) ont été publiés en de nombreux exemplaires, et ont été diffusés dans le monde entier sous le titre Venomous Animals and Their Toxins. Le manuel Naturstoffchemie, qui s’adresse aux chimistes, aux biologistes et aux pharmaciens, parut en 1992. Professeur Habermehl est membre d’honneur de l’association japonaise de pharmacie. De plus, il était pendant de longues années membre du tableau éditorial deTOXICON. Habermehl termina sa carrière active de professeur dans l’enseignement supérieur au printemps 1996. Il est mort à l'âge de 79 ans le 30 august 2010.http://dict.leo.org/frde?lp=frde&p=Ci4HO3kMAA&search=ans&trestr=0x8080http://dict.leo.org/frde?lp=frde&p=Ci4HO3kMAA&search=ans&trestr=0x8080

 

Carl ARNOLD , Peter-Walter DANCKWORTT, Alfons SCHÖBERL et Gerhard HABERMEHL  sont quatre personnalités qui ont marqué pendant 116 ans la chimie dans la médecine vétérinaire avec beaucoup d’engagement en donnant forme à l’enseignement et en s’adaptant aux progrès de leur temps.

Hans Otto HOPPEN

Hans Otto HOPPEN a pris la relève de P. Decker à la tête du secteur « endocrinologie » en juillet 1985 et il est devenu directeur du département central de chimie analytique et d’endocrinologie en 1996. Il avait commencé ses études de chimie à Bonn en 1961. Diplômé en 1967, il a passé son doctorat sur le métabolisme des oestrogènes dans le groupe de travail de professeur H. Breuer à Bonn. Après un travail de recherche dans le centre d’endocrinologie de l’université de médecine de Lübeck, il a passé une année de recherche à l’université de Melbourne (Australie), où il a reçu un poste de « post-doc » dans le centre de physiologie sur le thème de la reproduction. Hoppen a passé son agrégation en 1978 à Lübeck dans le domaine de la biochimie clinique et a été, la même année, nommé Privatdozent (enseignant privé, rénuméré uniquement à partir des frais d’inscriptions des étudiants). Il a ensuite été responsable du groupe d’études sur le cancer du sein au Max-Planck-Institut pour endocrinologie expérimentale à Hanovre avant de partir à la Monash university à Melbourne (Australie), au centre d’obstétrique et de gynécologie, où il a travaillé avec les professeurs Carl Wood et Alan Trounson à un projet sur l’endocrinologie de la fécondation in vitrochez l’humain. En tant que directeur du département central de chimie analytique et d’endocrinologie, ses domaines de recherche étaient les mécanismes de récepteurs dans le cadre de l’endocrinologie reproductive, les dermatoses d’origine endocrine et les endocrinopathies d’origine autoimmune. Les autres thèmes de recherche capitaux de son équipe furent les actions réciproques des systèmes hormonaux reproductifs avec les hormones du métabolisme ainsi que le diagnostic de maladies endocrines. Prof. Hoppen a terminé sa carrière active de professeur dans l’enseignement supérieur début 2007.

En septembre 1994, Waldemar TERNES a pris la relève de H.A. Rüssel à la tête du secteur « chimie analytique » du centre des sciences agroalimentaires. Après avoir terminé un apprentissage de cuisinier, Prof. Ternes a fait ses études de chimie agroalimentaire à Hambourg. Déjà pendant ses études, il donnait des cours de technologie alimentaire dans des écoles d’hôtellerie. Il a passé son doctorat en chimie analytique à l’université de Hanovre. Il a ensuite travaillé dans la recherche et l’enseignement à l’université de Brême et dans plusieurs universités et entreprises au Brésil. Il a été chef de département à l’institut des sciences agroalimentaires de l’université de Hanovre pendant plusieurs années, où il a passé son agrégation dans le domaine des sciences agroalimentaires. En 1991, il a été appelé à une chaire de chimie alimentaire à l’Ecole professionnelle Lippe à Lemgo. En tant que professeur pour chimie analytique à l’institut de toxicologie agroalimentaire et chimie analytique, ses deux principaux domaines de recherche sont d’une part l’analyse de résidus dans des matrices d’origine animale, d’autre part les caractéristiques fonctionnelles de constituantes de produits alimentaires. Dans le domaine de l’analyse de résidus il étudie l’accumulation et la métabolisation de liaisons organiques halogénées (biphényls polychlorés, toxaphènes, éthers diphénylés polybromés ) et de métaux lourds, ainsi que les empoisonnements d’animaux avec de la mort-aux-rats, des herbicides et des métaux lourds.


Dans le domaine des constituantes de produits alimentaires, son groupe d’étude s’intéresse à l’analyse et à la détermination de la structure de constituantes naturelles de produits alimentaires ayant des caractéristiques fonctionnelles (constituantes d’épices, vitamines, protéines de jaune d’œuf, éléments accompagnateurs de graisses, aromes). Le groupe étudie non seulement leur métabolisation dans le corps mais aussi à l’échelle cellulaire. D’autres études se concentrent sur le lien entre constituantes de la nourriture d’animaux et la qualité de leur viande. En ce moment, les points principaux sont la description des caractéristiques technofonctionnelles de protéines de jaune d’œuf après manipulation physique ainsi que des innovations dans le secteur des vitamines. Ainsi, l’équipe étudie le rôle de la thiamine (vitamine B1) dans la viande de porc et est en train de déterminer les tocotriènes (vitamine E) de manière analytique, technologique et physiologique. Prof. Ternes a publié 6 manuels spécialisés, dont l’encyclopédie des aliments et de la chimie agroalimentaire, Lexikon der Lebensmittel und der Lebensmittelchemie.

« Photo de famille » du groupe de travail « Chimie analytique » en 2006

Pour donner aux étudiants un aperçu des structures moléculaires et des interdépendances qui en résultent, on a instauré en 1996 l’« analytique instrumentale » dans les travaux pratiques. En 1997, l’institut de chimie fut incorporé dans le centre des sciences agroalimentaires et fut nommé « Zentrumsabteilung für Chemische Analytik und Endokrinologie », département central de chimie analytique et d’endocrinologie. Depuis 2007, la chimie représente une nouvelle unité à part entière au sein de l’école avec l’institut de chimie analytique et d’endocrinologie, appelé « Institut für Chemische Analytik und Endokrinologie ». Le statut de la chimie change, mais les contacts internationaux restent les mêmes : par exemple, nos contacts vers le Brésil, l’Afrique du Sud, Madagascar, le Japon et l’Australie, mais aussi nos contacts européens comme vers la Pologne, la Finlande et l’Espagne sont constamment nourris et élargis.

 

L’image de l’action des titulaires de chaire dans les disciplines chimiques est empreinte du transfert de savoir entre les disciplines, où surtout des livres et manuels scientifiques sont un moyen de communiquer aux étudiants de médecine vétérinaire l’importance de la chimie.

« Photo de famille » du groupe de travail « Chimie analytique » en 2007
« Photo de famille » du groupe de travail « Chimie analytique » en 2008
« Photo de famille » du groupe de travail « Chimie analytique » en 2009
« Photo de famille » du groupe de travail « Chimie analytique » en 2010
" Photo de famille " du groupe de travail " Chimie analytique " en 2012
" Photo de famille " du groupe de travail " Chimie analytique " en 2013
" Photo de famille " du groupe de travail " Chimie analytique " en 2014
Sekretariat der Chemischen Analytik
Tel.:+49 511 856-7298
Fax.:+49 511 856-82 7298
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